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Vers une nouvelle nuit sans sommeil au milieu des cailloux

Publie le 30/08/2021

Dans un vent de nord-est d'une quinzaine de nœuds, les leaders de la flotte de cette 52e Solitaire du Figaro continuent ce soir leur progression au près au milieu des cailloux, en multipliant les virements pour rester au plus proche de la côte, en jouant avec le courant.

C’est Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) qui mène toujours le groupe des leaders, d’une courte tête (0,7 milles) devant Tom Laperche (Bretagne – CMB Performance) et Gildas Mahé (Breizh Cola), à 1,1 mille, qui ne lâche rien depuis le départ. Xavier Macaire (Groupe SNEF), fort de son statut de leader du classement général provisoire, a encore grappillé une place et se trouve ce soir 5e, entre Eric Peron (French Touch) et Fabien Delahaye (Groupe Gilbert). Un tout petit peu plus loin, à un peu plus de 2 milles, Tanguy Le Turquais (Quéguiner - Innoveo), Erwan Le Draoulec (Skipper Macif 2020) et l’Anglais Alan Roberts (Seacat Services) bataillent tout aussi fermement, devant le brillant bizuth Gaston Morvan (Bretagne – CMB Espoir), qui peut faire ici parler son expérience puisqu’il entre sur le plan d’eau qui a bercé son enfance. Dans le bon wagon depuis le départ de La Solitaire du Figaro, il navigue une fois de plus à quelques longueurs de sa partenaire d’entraînement Elodie Bonafous (Bretagne – CMB Océane), première féminine en 11e position.

Un sudiste au pays des Bretons

Dans un vent qui devrait se maintenir, les skippers se préparent à une deuxième nuit épuisante. « Je n’ai pas dû dormir plus de 40 minutes la nuit dernière. Ce soir, je commence vraiment à être cramé. J’ai hâte d’être un peu plus au large pour souffler un peu », avouait en fin de journée Pierre Quiroga, leader actuel de cette deuxième étape,spécialiste des ronds olympiques et des régates en flotte au contact, réputé pour son toucher de barre et son sens tactique. Il est très heureux de battre pour l’instant les locaux de l’étape. « C’est usant mais cela reste immense satisfaction, pour moi le méditerranéen, de ternir tête aux bretons dans leur jardin en jouant au ras des cailloux avec les courants. C’est la première fois sur un tel parcours côtier ! Il reste que la route est longue et que la Manche, c’est un très gros morceau », poursuit celui qui, fort de ses cinq précédentes participations à la course et de ses trois années de formation intensive au sein de la filière d’excellence Skipper Macif, n’occupe certainement pas cette pôle position par hasard. Le courant favorable va les porter jusqu’à 1 h 30. La prochaine bascule encouragera ensuite les concurrents à se rapprocher à nouveau un peu plus près de la côte et de ses cailloux, au cœur de la nuit…une nuit qui s’annonce à nouveau sans sommeil.

A noter que des problèmes d’émission de la balise de Damien Cloarec (Saferail) ont empêché sa localisation. Tout va bien à bord et l’organisation travaille à résoudre le problème.

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