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Mots du bord ÉTAPE 2 // 30 août

Publie le 30/08/2021

Actuellement en mer d'Iroise, les marins ont quitté Lorient en direction de Fécamp il y a un peu plus de 24h. Retours sur cette (belle) première partie de parcours.

Erwan le Draoulec (Skipper Macif 2020) : « La première journée de course a été fidèle à ses attentes avec un joli début sous le soleil, du jeu stratégique un peu compliqué jusqu’à Belle-Ile, du vrai sport avec une descente sous spi bien engagée durant laquelle on n’a pas trop pu lâcher la barre ; et un retour sous gennaker très tonique où il a fallu être un peu dessus tout en essayant de se reposer un peu. Je suis satisfait de la vitesse du bateau après un départ, qui comme souvent, n’a pas été grandiose. J’ai réussi à me recaler dans le paquet dans lequel j’ambitionne d’être, j’en suis vraiment content. Après le raz de Sein, il reste quelques passages mythiques devant nous : le passage du Four, le raz Blanchard à Cherbourg, et entre les deux des courants à jouer, des bascules de vent à négocier… Il reste plein de choses pour gagner des places ou en perdre. Il va falloir rester prudent, et bien naviguer ! C’est super sympa de naviguer dans ces jolis coins et s’il reste un peu de place entre deux siestes, il ne faudra pas oublier de garder les yeux ouverts pour profiter de ces paysages. »

Gaston Morvan (Bretagne – CMB Espoir) : « Ça se passe plutôt bien depuis le début. Le parcours côtier d’hier devant Lorient était vraiment sport. Ça ressemblait à un parcours de slalom à la Antoine Albeau (25 fois champion du monde de Funboard, NDR). On a brûlé pas mal d’énergie mais je pense que c’était un beau spectacle. Il a fallu être dessus toute cette nuit. J’étais dans le peloton de tête en passant le plateau de Rochebonne avec une bonne vitesse sous spi mais je trouve la remontée sous gennaker un peu plus dure mais bon, j’y vais étape par étape. La route est encore longue. Je suis content d’être passé avec les (Tom) Laperche et les (Xavier) Macaire dans le bon paquet à Rochebonne. Maintenant il faut continuer et essayer de grappiller quelques places si possible. On va voir. Il y aura pleins de coups à faire. On a vu qu’il y avait beaucoup de courant au Raz de Sein, même avec un coefficient de 40 seulement. Ça va être pareil dans le Four…Il va y avoir plein de choses à faire je pense. Je me suis forcé à faire deux-trois petites siestes mais c’était vraiment compliqué. J’avais du mal à être rapide sous pilote lorsque je dormais donc j’ai gardé la barre pour le reste de la nuit. Je ne sais pas si les autres devant ont réussi à dormir ou pas mais cela n’a pas été mon cas sur cette première nuit. L’idée est de voir comment ça va se passer maintenant. Cela s’est retassé un peu avec le courant. Il y a des renverses de courant à venir, certains vont attaquer.. Une partie du parcours est passée mais il va se passer encore plein de choses. La route est encore longue jusqu’à Fécamp. On est loin d’être arrivé... »

Jules Delpech (Orcom) : « Je suis vraiment mal parti, mais j’ai bien rattrapé le coup sur l’aller-retour à Rochebonne. J’ai pu remonter un bon bout de la flotte. J’espère profiter un peu du près pour souffler un peu, parce que jusqu’à maintenant, on n’a pas eu beaucoup de temps pour nous. Mais on devrait avoir des conditions un peu plus stables entre la sortie du Four et les Anglo-Normandes qui vont me permettre de faire quelques siestes et de bien manger. Je viens d’ailleurs de faire une sieste de 20 minutes, cela m’a fait vraiment du bien, même si j’espère remettre ça très vite ! »

Martin Le Pape (Gardons la vue) : « Après le départ, j’ai fait un envoi de spi et l’amure est tombée dans le foil générant une déchirure sur un mètre. J’ai dû affaler, réparer le spi ; et pendant la nuit il a explosé avec la pression. Forcément, ça marche moins bien ! Il va falloir cravacher pour revenir ; et heureusement il n’y a plus de spi sur le reste du parcours, sinon je n’aurais plus que mes yeux pour pleurer. Le vent doit rentrer progressivement au près, il va lever un peu de clapot. La course va plutôt se poursuivre au près avec du courant-cailloux. Bientôt, il faudra prendre une option : choisir la terre ou partir au large. Je vais prendre ma décision en fonction du timing au Four et je vais voir aussi ce que font les copains pour savoir si je prends le risque ou pas d’y aller tout seul. »

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