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Étape 2 // Impression des skippers avant le départ

Publie le 29/08/2021

Ils ont dit :

Xavier Macaire (Groupe SNEF) : « J’ai envie de bien faire, de bien travailler et pour ça je ne dois pas regarder dans le rétroviseur. Je ne veux surtout pas me reposer sur mes lauriers de la première étape, sur l’avance que j’ai au classement général provisoire et encore moins essayer de contenir mes adversaires. Le but est de faire une belle navigation, de continuer dans le bon influx dans lequel j’étais ».

Estelle Greck (Respimer) : « Je pense que cette deuxième étape va être beaucoup plus fatigante que la première. Du coup, j’ai beaucoup dormi depuis mon arrivée à Lorient. Pour l’instant, je suis déçue de mon classement mais je vais tout donner jusqu’à Fécamp. Je pars sereine en me disant que je vais faire ma course, avec les choix qui me correspondent. On verra à l’arrivée »

Marc Mallaret (CTB – Contrôles Techniques Bateaux) :« Pour moi, La Solitaire du Figaro commence maintenant. Mon bateau est mieux préparé qu’à Saint-Nazaire. Toute ambition de faire une bonne place au général semble vaine mais il reste trois belles étapes sur lesquelles je compte prendre du plaisir… et des risques ! Je n’ai plus rien à perdre et je suis totalement libéré pour tenter des coups. Cela m’a réussi l’année passée lorsque j’ai fait un podium sur la dernière étape alors que je faisais jusque-là une course moyenne »

Alexis Loison (Région Normandie) : « Certains routages nous font passer par la rade de Cherbourg, chez moi, dans mon jardin ! Je connais bien le coin et je sais que les difficultés sont nombreuses. Mais avant d’en arriver là, on va d’abord composer avec pas mal de vent au début, 25 nœuds environ, au travers dans la descente vers Rochebonne. Pour le reste, cette étape est truffée de potentiels passages à niveau. On va passer pas mal de temps dans les cailloux. On ne va pas beaucoup dormir. La situation météo est assez claire, mais des petits décalages peuvent faire beaucoup. Sans compter qu’il y aura des oscillations avec l’obligation de choisir son camp. Il faudra vraiment s’arracher pour être devant. Il faudra être patient, opportuniste… Et tenace ! »

Violette Dorange (Devenir) : « On part sur une deuxième étape compliquée avec des passages dans les cailloux, des courants… Je me sens bien prête avec le sentiment de repartir à zéro. Avec une pointe de fatigue aussi, mais beaucoup d’énergie pour attaquer ce deuxième morceau. Le bateau est encore plus prêt qu’au départ de Saint-Nazaire. Je fais de la préparation mentale et de la sophrologie qui placent le bateau dans ma bulle. Il y a une forme de symbiose qui s’installe avec lui. Face à un problème, on gère tout ça ensemble. L’un des grands enjeux de cette étape sera les phases de sommeil très peu nombreuses et des passages dans les courants qui nous obligeront à faire des choix stratégiques compliqués. Ce sera dur, mais hyper intéressant ! »

Achille Nebout (Primeo Energie – Amarris) : « Cette étape s’annonce assez technique avec du vent assez soutenu en début de parcours, même si cela restera encore gérable. Les deux premiers jours se disputeront plus au reaching sous gennaker avec des petits passages de pétole, des mistoufles, à gérer dans l’après-midi. Et puis dès qu’on aura passé la pointe bretonne, on évoluera au près avec des options et des écarts latéraux qui vont se dessiner… Tout ça donne une vraie étape de Figaro. Sur le papier, elle peut faire vraiment peur avec tous ses points de passage compliqués, mais on devrait quand même bénéficier d’un bon timing par rapport aux renverses de marées. Cela nous facilitera un peu la tâche, même si je me méfie des mauvaises surprises et petites mésaventures – des algues, des casiers, des filets… – qui arrivent vite. Il faudra rester vigilant jusqu’au bout. »

Robin Marais (Ma chance moi aussi) : « Je viens de prendre les derniers conseils de Lorient Grand Large. Cette étape, la plus courte en nombre de milles, sera aussi la plus technique. C’est un gros morceau avec beaucoup de gagne-petit. Mais on sait que des petits décalages en Manche peuvent donner des grands élastiques. Il ne faudra pas se démoraliser si on est derrière, parce que rien ne sera jamais fini avant la ligne d’arrivée. Je suis un peu plus stressé qu’au départ de la première, sans doute parce que j’ai déjà grillé mon joker. Mais on part avec des conditions anticycloniques, plutôt agréables pour faire du bateau à voile et régater. Je suis content d’être là malgré tout … On va passer plusieurs de cols de haute montagne – raz de Sein, mer d’Iroise, chenal du Four, les Anglo-Normandes…- pour finir au pied des falaises normandes le temps d’une navigation qui peut faire rêver tous les plaisanciers. Je sais qu’on va vivre des moments de mer que la course peut masquer, mais j’espère les apprécier à leur juste valeur. »

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