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Élodie Bonafous - troisième de la troisième étape (classement provisoire avant jury)

Publie le 07/09/2022

Elodie complète le podium de cette étape de 640 milles entre Royan et Saint-Nazaire. A 26 ans et pour sa troisième participation à La Solitaire du Figaro, Elodie a su rester solide sur cette troisième étape particulièrement âpre. La jeune femme que l’on sait dure au mal est réputée pour être une excellente barreuse. Surtout, pour décrocher cette troisième place, il lui aura fallu se battre jusqu’au bout, dans un match race d’anthologie contre le suisse Nils Palmieri jusqu’au franchissement de la ligne. Travailleuse, Elodie apprend et progresse vite à l’instar de toutes ces nouvelles génération de coureurs au large que l’on apprend à découvrir ici. Outre la formidable performance qu’elle signe ici à Saint-Nazaire. Elodie entre aujourd’hui dans l’Histoire de La Solitaire du Figaro, en devenant la seconde femme de l’histoire de la course a monter sur un podium d’étape. En effet, depuis la création de la course en 1970, seule une femme, l’anglaise Clare Francis avait remporté une étape. Une performance de très bonne augure pour cette skippeuse téméraire.

© Alexis Courcoux
© Alexis Courcoux

Ses premières impressions:


”Ça fait tout bizarre, c’est un condensé de plein d’émotions assez dingues. C’était un objectif sur cette dernière étape de montrer ce que je savais faire et de bien finir. là c’est que du bonheur !

Apparemment je suis plus douée dans la brise que dans la pétole, quand il faut rester bien fin et concentré. On s’entraîne tout l’hiver, à Port-La-Forêt dans de l’air, ça permet, ce n’est pas un secret de gagner en confiance et de progresser sur la gestion du bateau. Et oui, j’ai pris du plaisir !

Je pense que je suis bien bien cramée, il y a l’euphorie de l’arrivée qui me donne un peu de peps mais je n’ai pas du tout réussi à dormir ce matin, je suis restée concentrée sur l’arrivée.

Je n’avais jamais vécu un bord comme celui-ci. Ça m’a beaucoup stressée, je crois que même le jour où j’ai passé mon bac, je n’étais pas autant stressée, avec la peur d’une erreur de dernière minute, un casier, une bouée de chenal, un caillou pas vu, un pêcheur… ou même rater une manoeuvre. Du stress et en même temps plein d’émotions, de joie que j’ai contenu tant que la ligne n’était pas passée. Là c’est bon, je relâche la pression !

Ça fait très plaisir d’offrir pour le Groupe Quéguiner pour notre première Solitaire, un beau point final. J’espère que ce sera le début d’une belle suite !”

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