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Publie le 04/08/2022
Par trois fois médaillé aux Jeux paralympiques, deux fois en or et une fois en argent, quintuple champion du monde et désormais premier skipper handisport à avoir bouclé le Vendée Globe – il a la particularité d’être né sans main gauche, Damien Seguin n’oublie pas que La Solitaire du Figaro a adoubé son entrée dans le monde de la course au large en 2006. Être le parrain de cette édition 2022 est pour lui une fierté.
Né à Briançon en 1979, Damien Seguin a passé une grande partie de sa jeunesse en Guadeloupe. C’est l’arrivée de la Route du Rhum 1990 à laquelle il assiste qui lui a donné l’envie de faire de la voile et surtout l’envie de traverser les océans en solitaire. Il fallait alors qu’il se lance dans le grand bain :
« J’ai commencé par l’École Nationale de Voile et par l’équipe de France paralympique en 2.4mR. Sur ce petit dériveur adapté, j’ai remporté de jolis titres. Mais dans un coin de ma tête il y avait toujours l’idée du large.
A l’époque, je me suis demandé par quel support commencer. Entre Mini 6.50 et Figaro Beneteau. Mon choix s’est ainsi porté sur le circuit Figaro en 2005. J’ai ainsi participé à la Transat Ag2r en double et à la Solitaire en 2006. Une épreuve qui a été difficile pour moi (Il a terminé en 36e position sur 44 inscrits, ndlr). Ensuite, j’ai basculé en Class40 et en IMOCA. En ayant à chaque fois un double programme car je faisais toujours partie de l’équipe de France paralympique. »
De son œil éclairé, Damien Seguin suit toujours avec attention l’évolution du petit monde des solitaires à armes égales :
« Sa réputation, sa difficulté, les grands marins qui ont participé et qui l’ont gagnée ou ne l’ont jamais gagnée, font de La Solitaire du Figaro une course emblématique et un passage obligé pour les marins qui aspirent à une carrière de skipper professionnel. Le changement de bateau il y a trois saisons était nécessaire. Doté de foils, ce Figaro Beneteau 3 est comme ses prédécesseurs, révélateur de talents. Le circuit voit arriver à chaque fois de nouvelles têtes, d’autres qui confirment et ceux qui tardent à le faire. Je trouve cela à chaque fois excitant. J’ai toujours croisé les Figaristes. D’abord à Port-la-Forêt où étaient basés mes bateaux et maintenant à Lorient depuis deux ans. Des personnes qui s’entraînent énormément. Avec qui plus est une mixité intéressante. Les femmes ont toujours été présentes dans la course au large et il y en a de plus en plus aujourd’hui. C’est un super signe. Certaines affichent de très bons résultats et peuvent prétendre aux meilleures places. »
Se préparant pour sa quatrième Route du Rhum, les deux premières avaient été en Class40, le fondateur de l’association Des pieds et des Mains, entre ses entraînements des mois d’août et septembre sur son Groupe Apicil, viendra avec plaisir sur des étapes de cette Solitaire du Figaro 2022. Et bien évidemment lors de l’arrivée finale à Saint-Nazaire. Avec, dans un coin de sa tête, l’envie de regoûter à cette compétition :
« En 2006 j’avais dit que je reviendrai sur cette course un jour, et la promesse tient toujours ! »
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